Erik Desombere se perd régulièrement dans le paradis des expérimentations typographiques sur les façades et dans les espaces publics. Chacune de ses découvertes les plus fascinantes déclenche alors, à chaque fois, un petit mécanisme très personnel et exploratoire. Il considère lui-même cela comme un dialogue dans lequel, en tant que typographe, il s’entretient avec des mots trouvés. Que signifient ces lettres ? Quand ont-elles été apposées ? Quel était leur rôle dans l’espace public ? Ces lettres ont-elles encore aujourd’hui une valeur inspirante, créative, voire artistique ? En tant que typographe, pourrait-il en tirer quelque chose d’actuel ? Les lettres présentent-elles suffisamment de caractéristiques pour (re)concevoir l’alphabet complet à partir d’elles ? Peut-être même des majuscules et/ou des minuscules, quelques signes de ponctuation et caractères spéciaux.
Dans son nouveau projet de découverte, de recherche et de création, il présente plusieurs polices complètes : Stella Maris (Waterschei), Boulez (Courtrai), Excelsior (La Panne) et Colombe (Comines). Une installation simple met en scène de manière vivante cette quête intense de la complétude.